Arts Éphémères
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  /  Rita PARKER

Rita PARKER

OPENSPACE. Puglia.

Série FOCUS – 2011/2019

Tirages numériques (1/1) sur Dibond verni, métal, bois.

4 formats de H130 x L170 cm x P120 cm chacun

Dimension variable 1000 x 130 x 120 cm

 

Le flux de la lumière est nécessaire à notre perception de la couleur. C’est vrai sur l’écran de notre ordinateur comme sur l’impression numérique. Dans ce cas, le mode chromatique est le

CMJN (Cyan, Magenta, Jaune, Noir).

Et puis, il y a le flux des marées et par extension de nos humeurs, induites par la relation privilégiée que nous entretenons avec la Lune.

Cette plage déserte du sud de l’Italie, lieu de flux migratoires amène notre regard à s’ouvrir sur un horizon à la fois sombre et lumineux.

L’emplacement de l’installation a été choisi pour créer une succession de plans qui s’amusent avec le point de fuite, jusqu’à se confronter avec la barre d’immeuble en fond de parc.

FOCUS2 est une série de moments photographiques qu’elle fait au quotidien, du quotidien. Pour les sujets de ses images, elle plonge dans les archives de ses nombreux voyages et expériences à l’étranger et également dans l’actualité de son quotidien.

La diversité des outils de prises de vues et d’impressions permettent d’obtenir des qualités de grains différents pour ses photographies. Ce qui contribue à augmenter l’aspect pictural de son travail. L’étude des différentes matières de l’image (vidéo ou photographique) est l’un des axes principaux de sa pratique depuis le début de ses recherches.

Elle intervient au crayon blanc, parfois elle ajoute des lignes de peinture, du collage. Ces pièces sont des tirages uniques retravaillés manuellement.

Dessin, peinture, collage viennent nourrir le langage plastique de la photo, en le faisant parfois vaciller, jetant un voile ou au contraire, focalisant sur une partie de l’image. Chaque élément graphique ajouté à la photo originale agit comme un indicateur, un code de lecture.

Dans ce travail, il y a une double décision de segmenter et de s’approprier le réel; Il s’agit d’abord de choisir le cadrage lors de la prise de vue et ensuite la volonté de diriger le spectateur vers un point en particulier, qu’il est libre de rejeter ou d’accepter.

Ses pièces se regardent avec le temps. Le même qui, dans sa vie, l’amène au bord des routes, le même qui la fait s’obstiner à tracer sur le papier ces millions de traits. Le long chemin qui l’amène de l’obsession à la méditation.

Face à la rapidité et à la profusion d’images que l’on nous donne à voir, elle questionne notre choix d’observer certains aspects du réel plutôt que d’autres, ce sur quoi notre œil s’arrête, ce sur quoi on décide de se poser.

 

« Il faut être nomade, traverser les idées comme on traverse les pays et les villes ». F. Picabia

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