Anciennes éditions
Inspirés par les mots de Nicolas de Staël « ... Respirer, respirer. ne jamais penser au définitif sans l’éphémère. » nous reconnaissons que la respiration innerve l’action et le geste. La respiration, en nourrissant le corps en oxygène, alimente autant le geste sportif que le geste artistique. Cette simple action de respirer, souvent inconsciente, est à la base de toute performance humaine, qu’elle soit physique ou créative. La respiration va au-delà de la simple fonction biologique ; elle induit transformation et métamorphose. Chaque souffle est une petite révolution, un moment de renouvellement qui prépare le corps et l’esprit à l’acte suivant. C’est ce cycle perpétuel de respiration qui illustre l’idée du mouvement comme un élan vital. La respiration donne vie à l’art comme au sport, créant un espace où l’éphémère se convertit en un instant définitif. L’art comme le sport capturent des moments fugaces et les transforment en expériences durables, en œuvres qui perdurent dans la mémoire collective. C’est dans cet échange constant entre l’éphémère et le définitif que réside la puissance du geste. La respiration, source d’oxygène et d’énergie, devient alors le fil conducteur qui relie l’action à l’émotion, le temporaire au permanent.
Pour cette seizième édition, les artistes souhaitent insuffler un mouvement et inviter chacun à adopter le tempo collectif de cette année olympique. Le rythme qui anime l’ensemble des propositions artistiques, tant dans un rapport à la tension, à la rigueur ou à la discipline que dans une dimension festive, met en exergue la question du jeu et toute sa dynamique participative.
Ainsi, la complicité du public est plus particulièrement sollicitée pour activer certaines œuvres ou assister aux performances en lien avec les notions sportives mais dans des registres cocasses et facétieux.