Tifenn Pâris

Ce qui affleure irradie — 2026
Tubes en zinc et latex teinté à la chlorophylle
Tifenn Pâris, née en 1997 à La Seyne sur Mer, diplômée en Histoire de l’Art et Félicitée des Beaux-Arts de Toulon en 2025, est résidente à l’atelier Rayon Vert à Marseille.
Elle développe un travail métamorphe ; des installations-milieux où cohabitent des éléments de natures diverses et de nombreux médiums, empruntant à la collection, à la cueillette, à la récupération, à la transmutation et au détournement d’objets et de données.

La démarche de Tifenn Pâris est une mise en récit d’éléments personnels et impersonnels, mis en parallèle pour faire émerger les signes de la mémoire collective.
Attachée aux symboles, aux images et aux mythes qui fondent la culture occidentale et dont l’influence persiste, l’artiste, dans un processus de recherche extensif et arborescent, matérialise cette sorte d’enquête au long cours de façon poétique. 

En prenant le parti de commencer cette enquête avec le vaste sujet du jardin comme paradis, l’artiste développe une analyse de nos rapports à notre environnement et aux autres formes de vie. L’installation déployée à l’occasion des Arts Ephémères s’apparente à une plantation artificielle composée de tubes de zinc qui émergent de la terre et font écho à la verticalité des arbres. Le latex teinté à la chlorophylle (le fluide vital des plantes, pigment qui permet la photosynthèse et donc l’oxygénation de l’atmosphère), se place en membrane photosensible flottante qui enlace le métal. Évocation d’une peau hybride, ré-imaginant la métamorphose, l’installation tactile ravive des souvenirs de contact : la surface des tubes, gravée de sillons rappelant nos dermatoglyphes, capte la lumière et l’air engouffré pour les diffuser. Invité à sinuer entre ces piliers énergétiques, le corps est traversé, faisant de la vibration un mode de relation au milieu.